Avr 20, 2017

Porter le modèle de Villeurbanne au niveau national en tant que députée

La Tribune de Lyon en date du 13 avril consacre un très large dossier à notre candidate à Villeurbanne pour les élections législatives à Villeurbanne. Retrouvez l’intégralité du dossier réalisé par Antoine Comte sur le site de la tribune de Lyon et ci-dessous un long extrait.

Le calme règne dans le quartier des Gratte-Ciel de Villeurbanne en cette fin d’après-midi printanière. Quand soudain : « T’as vu ? C’est Najat ! C’est la ministre ! On la voit tout le temps à la télé… », lancent, ravis, des clients attablés à la terrasse de la boulangerie Bettant dans la rue commerçante Henri-Barbusse. Sans se poser de questions, de jeunes enfants, des couples de retraités, des étudiants ou encore des mères de famille se lèvent comme un seul homme et dégainent leurs smartphones pour immortaliser l’instant. En quelques minutes, la ministre de l’Éducation nationale se retrouve encerclée par une dizaine de passants qui l’interpelle, la félicite et lui réclame une poignée de main, voire une franche accolade.

« Non, je ne veux pas être maire de Villeurbanne, je suis candidate aux élections législatives ici »,

Répond-elle, amusée, à un jeune homme à trottinette qui avait parié le contraire. Najat Vallaud-Belkacem aura finalement besoin de ses deux gardes du corps, qui l’accompagnent dans tous ses déplacements, pour se frayer un chemin au milieu d’une vingtaine de collégiens bien décidés à repartir, eux aussi, avec un selfie.

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Omniprésente dans la commune chaque week-end depuis le début de l’année –et même dès les jeudis soirs depuis quelques semaines – Najat Vallaud-Belkacem enchaîne les déambulations, elle est de toutes les manifestions locales. Et n’hésite pas à se mettre en scène sur les réseaux sociaux, comme lorsqu’elle fait son marché dans la commune, loin de son service de sécurité ministérielle.

Mais l’ancienne adjointe de Gérard Collomb, qui a rassemblé quelque 400 personnes au bar le Toï Toï en février, sait aussi se faire plus discrète. Ainsi, elle a pris l’habitude de recevoir bon nombre de ses soutiens les plus proches à son domicile villeurbannais. « Elle nous a réunis en début d’année chez elle pour nous expliquer comment elle voyait la campagne. C’est beaucoup plus discret et surtout très efficace », confirme son suppléant à la députation Didier Vullierme, qui se dit « impressionné par la popularité sur le terrain » de la candidate. Accusée de parachutage Justement, cette popularité qui rendrait jaloux n’importe quel autre élu du gouvernement, la jeune ministre socialiste de 39 ans l’entretient depuis toujours. Grâce notamment à ses talents de communicante, qu’elle a su développer dès ses premiers pas en politique il y maintenant quinze ans. NVB a largement gagné en notoriété après cinq années passées à sillonner la France dans le cadre de ses diverses fonctions ministérielles, mais elle garde la même recette : accessible et souriante, elle sait faire preuve de répartie sans jamais être agressive… L’ancienne élue lyonnaise est consciente que cette aura autour de son personnage sera l’un de ses principaux atouts pour séduire les électeurs d’un territoire ultra-gagnable. Car, sur le papier, Villeurbanne est une terre historiquement ancrée à gauche.

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Présente dès 2007 Mais « Najat » n’est pas inquiète. Elle l’assure : entre Villeurbanne et elle, l’histoire ne date pas d’aujourd’hui. À écouter l’intéressée et ses soutiens les plus fidèles, les premiers contacts avec les Villeurbannais remontent à une dizaine d’années déjà. « Dès les élections législatives de 2007, il y a eu un certain nombre de discussions au PS pour savoir si je partais à Lyon ou à Villeurbanne. Finalement, c’est Lyon et la 4e circonscription qui ont été choisis. Cinq ans plus tard, en 2012, j’avais fait savoir que Villeurbanne m’intéressait à nouveau, mais comme j’ai été nommée ministre et que Pascale Crozon a annoncé qu’elle repartait pour un deuxième mandat, ça ne s’est pas fait », raconte t-elle en assurant que sa candidature à Villeurbanne est donc aujourd’hui « totalement logique et naturelle ». Une version confirmée par Pascale Crozon, l’actuelle députée de la circonscription pas peu fière « qu’une perle comme Najat » puisse lui succéder à l’Assemblée nationale en juin. Rien que ça.

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Après le quartier des Maisons Neuves, c’est dans un appartement entre Charpennes et Gratte-Ciel que Najat Vallaud-Belkacem réside aujourd’hui, notamment en fin de semaine et tous les week-ends avec ses jumeaux.

« À titre personnel, je considère qu’il faut se présenter là où l’on vit. Je vis à Villeurbanne depuis trois ans, ça commence à faire non? », lance-t-elle, en assurant « se sentir aujourd’hui complètement Villeurbannaise ».

Najat Vallaud-Belkacem, qui est persuadée que « les partis et clivages politiques reprendront leurs droits pour constituer une majorité » à l’Assemblée, même en cas de victoire d’Emmanuel Macron, a de toute façon définitivement choisi son camp.

« On a beaucoup parlé du modèle lyonnais, mais pour moi, il y a aussi un modèle villeurbannais. Villeurbanne est un laboratoire de développement économique et urbain avec des projets exceptionnels rares pour une ville. Le projet des Gratte-Ciel, du campus de la Doua, le Médipole… Porter ce modèle-là au niveau national en tant que députée est quelque chose que je ferai avec énormément d’enthousiasme. Parce que je suis fière de cette ville »


>>RETROUVEZ L’INTEGRALITE DU DOSSIER SUR LE SITE DE LA TRIBUNE DE LYON


Najat était aussi l’invité de l’émission Salade lyonnaise qui était tournée au Ninkasi de la Doua, retrouvez ci-dessous le teaser vidéo de l’émission.

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